
Qualité de l’eau en Guadeloupe : les bons gestes pour surfer en sécurité

La Guadeloupe offre des conditions magnifiques pour pratiquer le surf, le bodyboard et le stand-up paddle. Cependant, la qualité de l’eau peut parfois se dégrader, particulièrement après de fortes pluies.
Les eaux de ruissellement peuvent entraîner vers la mer des déchets, des matières présentes sur les routes et des bactéries. Des débordements du réseau d’assainissement ou des rejets d’eaux usées peuvent également provoquer une pollution microbiologique temporaire.

Les principaux indicateurs surveillés dans les eaux de baignade sont les bactéries Escherichia coli et les entérocoques intestinaux. Leur présence en quantité importante peut indiquer une contamination d’origine fécale.
Quand faut-il être particulièrement vigilant ?
Il est préférable d’éviter la baignade et les activités nautiques :
après de fortes pluies ou un orage important ;
lorsque l’eau est anormalement trouble, marron ou dégage une mauvaise odeur ;
près d’un écoulement, d’une canalisation ou d’un rejet d’eaux pluviales ;
lorsqu’une interdiction de baignade est affichée ;
si les autorités signalent une pollution ponctuelle ;
lorsqu’une personne présente une plaie ouverte, infectée ou encore suintante.
Avant une séance, il est possible de consulter les derniers contrôles sanitaires sur le site officiel baignades.sante.gouv.fr.
Une plaie peut devenir une porte d’entrée pour les bactéries
Une petite coupure provoquée par le reef, une dérive, un coquillage ou un morceau de verre ne doit pas être négligée. Lorsque la peau est ouverte, des bactéries peuvent pénétrer dans les tissus et provoquer une infection.
Le staphylocoque doré peut être présent naturellement sur la peau ou dans le nez sans provoquer de maladie. Il peut cependant infecter une blessure. Une contamination peut également se produire par contact avec une peau infectée, une serviette, un vêtement, une combinaison ou un objet contaminé.
La découverte d’un staphylocoque après une séance de surf ne permet donc pas, à elle seule, d’affirmer que l’eau était à l’origine de l’infection.
Que faire lorsqu’un jeune se blesse dans l’eau ?
Il faut agir rapidement, même si la coupure paraît petite :
Faire sortir le jeune de l’eau.
Se laver les mains avant de toucher la blessure ou porter des gants.
Rincer abondamment la plaie avec de l’eau potable.
Retirer délicatement le sable et les petits débris visibles.
Nettoyer avec de l’eau et du savon.
Sécher avec une compresse propre.
Appliquer, si nécessaire, un antiseptique adapté conseillé par un professionnel de santé ou un pharmacien.
Recouvrir la blessure avec un pansement propre.
Vérifier que la vaccination contre le tétanos est à jour.
Après chaque séance, une douche à l’eau douce est recommandée. Il faut également nettoyer et faire sécher les combinaisons, lycras et protections.
Quand reprendre le surf ?
Une plaie ouverte, suintante ou infectée ne doit pas être remise au contact de l’eau. Un simple pansement étanche peut se décoller pendant la séance et ne garantit pas une protection complète.
La reprise est préférable lorsque la plaie est bien fermée, propre et sans signe d’infection. Si un médecin a prescrit un traitement, il faut suivre ses recommandations avant le retour à l’eau.
Les signes d’infection à surveiller
Dans les jours qui suivent, il faut observer la blessure. Une consultation médicale rapide est nécessaire si apparaissent :
une rougeur qui s’étend ;
une douleur croissante ;
un gonflement ou une chaleur autour de la plaie ;
du pus ou un écoulement ;
des cloques, un abcès ou des croûtes inhabituelles ;
une traînée rouge remontant le long du membre ;
de la fièvre, des frissons ou une grande fatigue ;
une aggravation rapide de l’état de la peau.
Chez un enfant, une infection qui progresse rapidement, une forte douleur ou de la fièvre doivent conduire à demander rapidement un avis médical. En cas de malaise important ou d’aggravation brutale, appelez le 15 ou le 112.
Il ne faut pas percer ni presser soi-même un bouton ou un abcès, ni prendre des antibiotiques sans prescription.
Éviter la transmission au sein du groupe
Lorsqu’une infection cutanée est suspectée ou confirmée :
ne pas partager les serviettes, lycras, combinaisons ou rasoirs ;
couvrir la lésion avec un pansement propre ;
se laver soigneusement les mains après les soins ;
nettoyer le matériel ayant été en contact avec la plaie ;
suspendre les activités aquatiques jusqu’à cicatrisation ou avis médical ;
suivre entièrement le traitement prescrit.
La prévention au Poyo Surf Club
La sécurité passe aussi par des gestes simples : vérifier l’état de la mer et de l’eau, signaler toute blessure au moniteur, nettoyer immédiatement les coupures et surveiller leur évolution.
Une petite plaie correctement prise en charge guérit généralement bien. En revanche, une blessure négligée peut devenir une infection plus sérieuse.
En cas de doute, demandez conseil à un médecin ou à un pharmacien.
Cet article apporte des conseils généraux de prévention et ne remplace pas une consultation médicale.





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